Amacahu,
γef zik asmi heddṛen lewḥuc. Mḥend uccen iteddu di teẓgi yettnadi dacu
ara
yečč. Ciṭuḥ akka, iwala tanina d-sebεa warraw is s-ufella n ṭṭejṛa. Armi ur
yezmir ara ad
yali, yeqqim dinna yettgalla deg-s :
« Ḍeggeṛ iyi-d yiwen ney ad n-aliγ ! »
Ihi tanina tuggad γef tarwa-s dγa tefka yas-d yiwen ufalku.
Azekka-nni yuγal-d wuccen, yessawel as :
« Ḍeggeṛ iyi-d yiwen ney ad n-aliγ ! »
Abrid nni diγen Tanina tuggad it, tḍeggeṛ-as-d wayeḍ.
Akken akkenni, Mḥend uccen yessutur as yiwen deg-warrawis, armi s-d-yeqqim
uneggaru. Tameddit tebda tettru. Teẓṛa azekka-nni ad d-yuγal ad t-yawi.
Tettmeğğid,
armi d-tessak°i yiwen ubellirej i yegan taεcuct
γef yixef n
ṭṭejṛa.
« Ayen akka ay tettruḍ a tanina tameεzuzt ?
Akka ay d-rray n Mhend uccen, atas aya i yettgalla deg-i,
yeqqar-iyi : "Ḍeggeṛ iyi-d yiwen ney ad n-aliγ". Segmi uggadeγ
ad aγ yečč" akken
ma nella, ttaγeγ-as awal, enwiγ dayen ur d-yeṭṭuγal ara.
γef akka walaγ yurar
iyi-tt, tura
ala yiwen iyi d-yeqqimen.
Nnaγ, a tameddak°elt-iw, ikelx ikem wuccen amcum. Am akken teẓṛiḍ, xas akken
fessus ur yezmir ara ad yali
γef
ṭṭejṛa taεlayant. Maca, ebγiγ ad kem weṣṣiγ .
Mara d-yuγal
ini yas : "Ali-d ma d-taliḍ"! »
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Amachaho...
Jadis, du temps où les animaux parlaient, M'hand le chacal fouinait dans la
forêt à la
recherche d'une proie facile. Un jour, il débusqua le nid d'une crécerelle*.
Comme il ne
savait pas grimper sur un tronc aussi lisse, il se posta au pied de l'arbre et
exigea qu'elle
lui donne un de ses sept petits.
« Donne-m'en un ou je monte ! » aboya-t-il d'un air méchant.
La crécerelle prit peur et, naïvement, pour sauver les autres, lui céda un de
ses petits.
Mais le lendemain matin, le chacal s'installa sous l'arbre où étaient nichés la
crécerelle et
ses six fauconneaux. Il l'interpella à nouveau :
« Donne-m'en un ou je monte ! »
Cette fois encore, épouvantée, elle obéit.
Ainsi, chaque matin, le chacal réclamait un petit de la crécerelle jusqu'au jour
où il ne lui
resta plus que le dernier.
Le soir venu, elle se mit à pleurer. Elle se doutait bien que le chacal
reviendrait le
prendre. Elle pleurait à chaudes larmes... Ses cris et ses lamentations
réveillèrent la
cigogne qui somnolait sur la cime de l'arbre.
Pourquoi pleures-tu, chère crécerelle ?
C'est à cause de M'hand le chacal, répondit-elle. Tous les matins, il me menace
en
disant : "Donne-moi un fauconneau ou je monte" ! Or, de crainte qu'il ne nous
croque
tous, je lui en abandonne un chaque jour en pensant qu'il ne reviendra plus.
Mais je vois
que je me suis trompée : maintenant, il ne me reste plus que le dernier...
Ma pauvre amie, le chacal s'est moqué de toi ! Tu le sais bien : malgré sa
souplesse, il
ne pourra jamais grimper sur un arbre aussi haut. Je vais te donner un bon
conseil.
Quand il reviendra, dis lui : "Monte donc, si tu le peux !" »
* Crécerelle : oiseau voisin du faucon
Un grand merci à notre amie Damia de m'avoir
envoyée ce texte.
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