Home
Accueil
Accéder au forum
Forum
Accéder au forum
Tchat
Accéder au forum
Dictionnaire
Accéder au forum
Bac Berbère
un petit message fait toujours plaisir
Livre d´or
Accéder au forum
Photos
paramétrer votre compte
Votre Compte

En travaux...

 

Modules
· Accueil
· Téléchargements
· Contact
· Forums
· Liste des Membres
· Messages Privés
· News
· Recherches
· Recommandez nous
· Shout Box
· Sondages
· Soumettre un cours ou un article
· Top membres
· Votre Compte


Grammaire
A la découverte de la grammaire Kabyle...

Avant propos

L'alphabet Kabyle

Le nom

L'adjectif

Pronoms personnels

Pronoms possessifs

Pronoms démonstratifs

Les adverbes

Les démonstratifs

Les présentatifs

Les indéfinis

Les verbes / conjugaison

La préposition "d"

L'auxiliaire de prédication "d"





Vocabulaire
Vocabulaire Kabyle par thème

Animaux, insectes et oiseaux

Arbres / Plantes

Corps Humain

Les Couleurs

Caractère humain

Expressions usuelles

Famille

Fruits

Jours de la semaine

Légumes

Les mois de l'année

Les nombres

Nourriture

Les saisons

Vêtements

Divers

-----------

Apprendre à dire l'heure

Apprendre à se présenter

100 verbes les plus courants



Cours pour les enfants
Nouvelle page 1

J'apprends les animaux en kabyle



Cours des membres
Cliquez ici pour découvrir les cours de nos membres (tous les membres peuvent contribuer en postant leur propre cours sur le forum)

Histoire

Un peu d'histoire de la Kabylie des Kabyles et de leur langue...




Dictionnaire
Un dictionnaire Français/Kabyle parlant...

Dictionnaire Français / Kabyle



Texte de lecture

Un peu de lecture en Kabyle...

- Mend uccen

-

-

-

 



Mot kabyle au hasard
Nouvelle page 1

Divers

http://www.apprendrelekabyle.com/images/center_l.gif Clavier en Berbère (latin)
http://www.apprendrelekabyle.com/images/center_l.gif Clavier en Tifinagh



Traduction du site


100% Tamazight (Berbère)
Cliquez sur l''image pour accéder aux cours

 



Apprendre le Kabyle :: Voir le sujet - quand maître Ali Yahia Abdennour s'exprime
FAQ
FAQ
Rechercher
Rechercher
Liste des Membres
Liste des Membres
Groupes d'utilisateurs
Groupes d'utilisateurs
Profil
Profil
Connexion
Connexion
Se connecter pour vérifier ses messages privés
Se connecter pour vérifier ses messages privés
Apprendre le Kabyle Index du Forum » Au coin du feu

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
quand maître Ali Yahia Abdennour s'exprime
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
ayamoune
Professionnel
Professionnel
" alt="" border="0" />

Inscrit le: Oct 05, 2008
Messages: 361

MessagePosté le: 28.07.2010, 12:49:27    Sujet du message: quand maître Ali Yahia Abdennour s'exprime Répondre en citant

azul fell-am azul fell-ak



L’Algérie ne se porte pas bien, il faut s’occuper d’elle
Posté par algeriedemocratie le 12 août 2009

L’Algérie ne se porte pas bien, il faut s’occuper d’elle

Ali Yahia Abdennour
El Watan, 12 août 2009

Elle est malade, il faut la soigner, ne pas se tromper de diagnostic ni de remède. Son problème, ce sont ses dirigeants qui veulent rester à vie ou trop longtemps au pouvoir auquel ils ont accédé par un coup d’Etat ? par les armes ou par les urnes.

La présidence de la République, polluée par l’argent qui joue un rôle important en politique, est fermée, verrouillée, il faut ouvrir ses portes et ses fenêtres, chasser le renfermé, créer un puissant appel d’air frais qui viendra non seulement de la mer et des plaines, mais des plateaux et des montagnes du pays. Il faut insuffler un peu d’air frais à un pouvoir qui étouffe, parce qu’il maintient le statique mortifère qui est la même pièce de théâtre politique jouée par les mêmes acteurs. Le président doit faire preuve de sens politique, témoigner d’une grande capacité d’ouverture vers le peuple, s’ouvrir sur les partis politiques de l’opposition, les représentants des syndicats et de la société civile autonome et les jeunes générations. Le pouvoir qui est divisé en clans, puis en castes, enfin en dynasties qui ne sont pas l’apanage des monarchies, s’est replié sur lui-même, a peur de l’ouverture, parce qu’il croit que ce serait sa fin, son arrêt de mort. Il n’y a pas que les monarchies qui créent des dynasties. Il faut d’abord changer de gouvernement, aucun ministre n’a démissionné et aucun n’est démissionné. La longétivité des ministres n’est pas un facteur de stabilité, mais fabrique de la fragilité économique et de l’exaspération sociale. Ahmed Ouyahia, un simple artisan du pouvoir, voire un technocrate, dont certains vantent la compétence et le pragmatisme méticuleux, soucieux de précision, pense toujours à son avenir, mais n’en parle pas. Le président couve le premier ministre et ses conseillers sont ses prolongements.

Il faut jeter un regard lucide sur la nature du pouvoir

Le pouvoir vieillit et le pouvoir absolu vieillit absolument. L’Algérie est une ruche où les abeilles se laissent commander par les guêpes. Le retour du monopole politique, de la pensée unique qui étouffe les voix de l’opposition, renforce l’idéologie ou le discours politique, social et moral dominant, conduit à la régression des libertés. Le président a construit un pouvoir vertical pour ne pas subir des influences diverses ni s’entourer d’avis divergents, avant de décider. C’est l’identification du peuple avec celui qui le gouverne, le cheminement au renoncement des Algériens à exercer pleinement leurs devoirs de citoyens responsables. La verticale du pouvoir qui personnalise et concentre un pouvoir illimité entre les mains du président, dans un pays où il n’y a pas de contre-pouvoir, est dangereuse. Tout émane du président, tout dépend de lui. Il n’y a pas de séparation mais confusion des pouvoirs, le pouvoir législatif joue un rôle mineur et le pouvoir judiciaire est aux ordres du pouvoir exécutif. La magistrature est dans son ensemble non pas debout ou assise comme le veut la loi, mais à genoux et à plat ventre comme le veut le pouvoir exécutif. Quand l’opposition est faible, le pouvoir qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu’un, se divise et, quand elle est forte, il se ressoude pour se défendre. Il faut clarifier le jeu politique : d’un côté le pouvoir sans tensions ni rivalités ou divergences stratégiques, qui ne peut durer sans cohésion au sommet, de l’autre l’opposition dans toutes ses composantes, sans déchirements fratricides, sans polémiques ou recherches de leaderships qui minent son union. Le président exerce une emprise totale sur la chaîne unique de télévision. En Afrique et dans le monde arabe, le pouvoir se transmet de père en fils comme dans les monarchies. En Algérie c’est la transmission dynastique du pouvoir par la fratrie qui semble être, pour le moment, une rumeur qui a pris le pas sur l’information. Y’a-t-il des remous à ce sujet parmi d’autres gouvernants au sommet de l’Etat ?

Le silence est de rigueur. Le peuple Algérien veut être maître de son destin. La minorité riche dit comme Letizia Bonaparte, il y’a plus de deux siècles : pourvu que ça dure, sachant pertinemment que cela ne peut pas durer. La majorité pauvre peut faire sienne la citation d’Aimé Césaire : Mon nom : offensé, mon prénom : humilié, mon état : révolté. L’Algérien a le choix des mots qui expriment sa situation présente : rejeté, méprisé, angoissé, marginalisé, floué, aliéné, etc, etc. L’humour aussi est un acte de résistance, la forme la plus aiguë du désespoir. Le président américain Obama n’a pas adressé de félicitations au président Bouteflika pour sa 2è réélection à la magistrature suprême, entachée de fraude bien intégrée dans les mœurs politiques du pays et présente au rendez-vous de toutes les élections. Le scrutin du 8 avril 2009 a été marqué par un niveau record d’abstention. Le président Obama a déclaré à Accra capitale du Ghana : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Il n’approuve pas les pouvoirs qui font les coups d’Etat ou modifient la constitution pour rester au pouvoir. Il ne veut pas cautionner les responsables des Etats qui maintiennent les statiques et ne s’engagent pas dans la démocratie, le respect des droits de l’Homme et la lutte contre la corruption. La corruption, inséparable de l’exercice du pouvoir, qui est à tous les niveaux et dans tous les domaines, est le cancer du peuple. L’état d’urgence permanent est un danger pour la démocratie, les droits de l’Homme, l’exercice des libertés individuelles et collectives.

La charte pour la réconciliation nationale a échoué

Chaque année à l’approche du Ramadan et des anniversaires de dates symboliques, à savoir l’anniversaire de sa création et de son allégeance à El Qaïda Maghreb, le GSPC déclenche de grandes offensives dans de nombreuses wilayas, avec des moyens importants. Le 17 juin 2009 un convoi de gendarmerie nationale tombe dans une embuscade qu’il a tendue sur la RN5 dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, 18 gendarmes et 2 civils décèdent dans cette attaque. L’embuscade perpétrée le 29 Juillet 2009 à Damous dans la wilaya de Tipaza a fait 23 victimes, tous des militaires. Le choix des cibles est concentré sur l’armée et les forces de sécurité. Le GSPC est présent et actif sur le terrain, a des relais au sein de la population donc la capacité de se renouveler. La force donnée pour décapitée à plusieurs reprises par le ministre de l’Intérieur, se renouvelle par l’engagement de nouvelles recrues. La stratégie sécuritaire du pouvoir, inadaptée, doit être revue, corrigée. La charte nationale qui devait être un grand projet politique a été réduite à sa dimension sécuritaire. L’amnistie sans vérité et justice n’est qu’impunité. L’effet psychologique recherché par le président, à savoir une reddition massive de tous les groupes armés qui formeraient des files indiennes devant les commissions de probation, afin que les combats cessent faute de combattants, n’a pas eu lieu. C’est l’échec de la charte pour la réconciliation nationale.

La demande sociale a un coût, mais la paix sociale n’a pas de prix

Une partie importante du peuple se trouve en dehors des institutions, car elle n’a d’autre alternative que la rue pour s’exprimer. Le gouvernement mène une politique de plus en plus antisociale. L’aisance financière ne s’est pas reflétée sur la vie de tous les Algériens mais seulement sur la minorité au pouvoir. Il y a les nouveaux riches, toujours plus riches et les pauvres, plus pauvres. C’est une période bénie pour ceux qui s’enrichissent en toute impunité. La pauvreté fait tache d’huile, s’étend à tout le pays, affecte la majorité de la population. Les conflits isolés vont se reproduire avec plus de force et de manière coordonnée. Le président entend-il la colère des pauvres qu’il doit regarder dans les yeux pour mesurer leur détresse mais aussi les menaces de mécontentement, d’affrontement et de revendication ? Les inégalités ne sont pas réduites mais exacerbées et exigent la redistribution des richesses nationales. L’Algérie est l’exemple d’une profonde injustice sociale. Le pouvoir n’est pas à l’écoute de la société dont le pouvoir d’achat ne fait que baisser d’année en année. Il ne veut pas entendre cette Algérie des fins de mois difficiles, des pauvres, des chômeurs, des retraités. Il y’a une rupture, une cassure entre d’une part une minorité jouissant d’un niveau de vie égal ou supérieur à celui des pays les plus riches de la planète, et de l’autre la majorité de la population dont le problème fondamental est de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Une nouvelle période d’instabilité s’ouvrira. L’idéologie ultra-libérale se double d’une pratique dirigiste et sécuritaire. Les Algériens demandent du concret, veulent la réduction de l’inflation et la réhabilitation du dinar. Le rejet du libéralisme sauvage, sans règles ni garde-fous, qui ouvre la voie à la corruption et au marché informel qui fait la loi. Les Algériens doutent de l’objectivité des statistiques du gouvernement. Elles sont fausses et plus personne n’y croit. Comment vivre heureux dans une villa avec jardin et piscine ou un logement à 7 pièces quand les voisins vivent à 7 dans une pièce ? Un manifeste pour la souveraineté du peuple et une Algérie de citoyens et non de sujets. Ecoutons ce qui se dit, ce qui se pense, ce qui se réfléchit pour entrer dans le 21e siècle. L’Algérie a perdu ses repères, se hâte avec lenteur, considère qu’il est urgent d’attendre. Il faut la mettre en état de marche, rassembler les Algériens de tous bords dans une société civile mobilisée et mobilisatrice pour qu’ils apportent le concours de leurs expériences et de leurs compétences à mettre au service de l’alternance démocratique. Trois principes fondamentaux, trois vertus démocratiques doivent guider le manifeste : ouverture aux jeunes générations dans la diversité, défense de la démocratie et des droits de l’Homme, préserver les valeurs humaines de dignité, de justice, de liberté et de solidarité. Cet impératif de dignité, doit être toujours présent, il ne faut jamais l’oublier. Tout débat apaisé, toute réflexion cohérente qui s’appuie sur une volonté politique et une intelligence stratégique pour éclairer la voie du manifeste contribuera à éliminer la régression politique et sociale.

Ali Yahia Abdennou




àsuivre: qui était Ali Yahia Abdennour ?
_________________
donnes de la consistance à tes rêves , pour t'aider à ne jamais les perdre de vue
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
ayamoune
Professionnel
Professionnel
" alt="" border="0" />

Inscrit le: Oct 05, 2008
Messages: 361

MessagePosté le: 28.07.2010, 13:30:04    Sujet du message: suite:qui était maître Ali -Yahia Abdennor ? Répondre en citant

Président d'Honneur de la ligue des droits de l'homme en Algérie

Un parcours long de soixante ans Ali Yahia Abdennour honoré
Les locaux de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), sis à la rue Didouche Mourad, se sont avérés trop exigus pour contenir les nombreuses personnalités venues rendre hommage au vieux routier des droits de l’homme en Algérie, Ali Yahia Abdennour, dans la soirée d’avant-hier.
La Ligue a tenu à honorer son président d’honneur et rendre ainsi un hommage au parcours exceptionnel de cet infatigable militant à l’occasion de son 89e anniversaire. Dans l’assistance, on pouvait remarquer la présence d’anciens chefs de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, Mokdad Sifi, Ahmed Benbitour, d’anciens ministres, Abdelaziz Rehabi et Saïd Bendakir. Il y avait également Abdelhamid Mehri, Mohamed Saïd, l’ex-candidat à la dernière élection présidentielle, mais aussi d’anciens compagnons de prison de Ali Yahia, comme les frères Aït Larbi, Arezki et Mokrane. Des universitaires, des militants anonymes et surtout beaucoup de femmes n’ont pas raté cette occasion. Ils étaient nombreux à venir saluer le combat courageux du fondateur de la LADDH. Seul Ali Yahia Abdennour peut réunir dans une même salle autant de personnes d’horizons politiques différents. « C’est là justement la force de Ali Yahia. Il a su incarner, tout au long de son itinéraire, l’esprit d’un homme tolérant et généreux. Il a été le défenseur de tous les militants politiques, les communistes, les berbéristes et les islamistes », a témoigné un proche de Ali Yahia. Ce dernier aimait répéter « la défense des droits de l’homme, c’est défendre la personne pas son idéologie ». Le président de la LADDH, Mustapha Bouchachi, dans sa courte intervention, a estimé que « le nom de Ali Yahia Abdennour est étroitement lié à la défense des droits de l’homme en Algérie comme partout ailleurs », avant de dénoncer le fait que Ali Yahia continue à être ignoré dans son pays.

« Il a été honoré dans le monde entier, aux USA, au Mexique, en France, en Suisse, à Londres sauf en Algérie », s’est indigné M. Bouchachi. Ali Yahia Abdennour qui garde toujours sa vivacité, prêt à en découdre malgré ses 89 ans, était très ému. Il s’est contenté de dire : « Je suis très touché par cet hommage et ému par votre présence. Je vous en remercie. » A l’occasion, un film documentaire retraçant le parcours du militant, depuis son adhésion au PPA-MTLD, vers la fin des années 1930 a été projeté. Le film réalisé par la fondation Alkaram, basée à Genève, fait un zoom sur les différentes étapes qui ont marqué l’engagement de l’enfant de Michelet (Aïn El Hammam). Cette fondation, faut-il le rappeler, lui a décerné le prix « Elkarama », à l’occasion du 10 Décembre (anniversaire des droits de l’homme). Monsieur droits de l’homme est sans doute né pour être un défenseur acharné des droits, tous les droits de la personne humaine. Très actif durant la guerre de Libération, il a succédé à Aïssat Idir à la tête de l’UGTA combattante, avant d’être arrêté par l’armée française. A l’indépendance, il participe à la fondation du FFS, avant de rejoindre le gouvernement, en tant que ministre des Travaux publics puis de l’Agriculture, dans le gouvernement de Boumediène, qu’il quitte en 1967. Depuis, il se consacre entièrement à la défense des droits de l’homme. Une lutte qui le conduit au sinistre bagne de Berrouaghia en 1985. La même prison qui l’a « accueilli » durant la guerre de Libération. Que de chemins parcourus, mais « il faut regarder le chemin qui nous reste à parcourir et les conquêtes à conquérir », a tranché Ali Yahia Abdennour.




Un parcours long de soixante ans
Ali Yahia Abdennour honoré
Les locaux de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), sis à la rue Didouche Mourad, se sont avérés trop exigus pour contenir les nombreuses personnalités venues rendre hommage au vieux routier des droits de l’homme en Algérie, Ali Yahia Abdennour, dans la soirée d’avant-hier.




La Ligue a tenu à honorer son président d’honneur et rendre ainsi un hommage au parcours exceptionnel de cet infatigable militant à l’occasion de son 89e anniversaire. Dans l’assistance, on pouvait remarquer la présence d’anciens chefs de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, Mokdad Sifi, Ahmed Benbitour, d’anciens ministres, Abdelaziz Rehabi et Saïd Bendakir. Il y avait également Abdelhamid Mehri, Mohamed Saïd, l’ex-candidat à la dernière élection présidentielle, mais aussi d’anciens compagnons de prison de Ali Yahia, comme les frères Aït Larbi, Arezki et Mokrane. Des universitaires, des militants anonymes et surtout beaucoup de femmes n’ont pas raté cette occasion. Ils étaient nombreux à venir saluer le combat courageux du fondateur de la LADDH. Seul Ali Yahia Abdennour peut réunir dans une même salle autant de personnes d’horizons politiques différents. « C’est là justement la force de Ali Yahia. Il a su incarner, tout au long de son itinéraire, l’esprit d’un homme tolérant et généreux. Il a été le défenseur de tous les militants politiques, les communistes, les berbéristes et les islamistes », a témoigné un proche de Ali Yahia. Ce dernier aimait répéter « la défense des droits de l’homme, c’est défendre la personne pas son idéologie ». Le président de la LADDH, Mustapha Bouchachi, dans sa courte intervention, a estimé que « le nom de Ali Yahia Abdennour est étroitement lié à la défense des droits de l’homme en Algérie comme partout ailleurs », avant de dénoncer le fait que Ali Yahia continue à être ignoré dans son pays.

« Il a été honoré dans le monde entier, aux USA, au Mexique, en France, en Suisse, à Londres sauf en Algérie », s’est indigné M. Bouchachi. Ali Yahia Abdennour qui garde toujours sa vivacité, prêt à en découdre malgré ses 89 ans, était très ému. Il s’est contenté de dire : « Je suis très touché par cet hommage et ému par votre présence. Je vous en remercie. » A l’occasion, un film documentaire retraçant le parcours du militant, depuis son adhésion au PPA-MTLD, vers la fin des années 1930 a été projeté. Le film réalisé par la fondation Alkaram, basée à Genève, fait un zoom sur les différentes étapes qui ont marqué l’engagement de l’enfant de Michelet (Aïn El Hammam). Cette fondation, faut-il le rappeler, lui a décerné le prix « Elkarama », à l’occasion du 10 Décembre (anniversaire des droits de l’homme). Monsieur droits de l’homme est sans doute né pour être un défenseur acharné des droits, tous les droits de la personne humaine. Très actif durant la guerre de Libération, il a succédé à Aïssat Idir à la tête de l’UGTA combattante, avant d’être arrêté par l’armée française. A l’indépendance, il participe à la fondation du FFS, avant de rejoindre le gouvernement, en tant que ministre des Travaux publics puis de l’Agriculture, dans le gouvernement de Boumediène, qu’il quitte en 1967. Depuis, il se consacre entièrement à la défense des droits de l’homme. Une lutte qui le conduit au sinistre bagne de Berrouaghia en 1985. La même prison qui l’a « accueilli » durant la guerre de Libération. Que de chemins parcourus, mais « il faut regarder le chemin qui nous reste à parcourir et les conquêtes à conquérir », a tranché Ali Yahia Abdennour.




Né le 18 janvier 1921 dans une famille de lettrés à Taka, un village de haute-Kabylie, Ali Yahia Abdennour est connu pour être le père du combat pour les droits de l'homme en Algérie. Il s’oppose, en 1992, à l’interruption du processus électoral. Il s’élève dès lors contre les dérives des forces de sécurité dans leur lutte contre l'insurrection islamiste.
Après des études à Tizi-Ouzou où il obtient le brevet élémentaire, Ali Yahia poursuit ses études secondaires à Médéa. En 1943, il est mobilisé par les alliés qui ont repris l'Algérie au régime de Vichy. Il est déjà décoré, l’année suivante, lorsqu’il est blessé par un éclat d’obus.

Ali Yahia Abdennour a été militant du PPA-MTLD, courant le plus radical du nationalisme algérien. Il se souvient, «avec quelques remords», avoir chahuté, à Khemis-Miliana où il enseignait, un meeting de Ferhat Abbas, le représentant du courant algérien le plus modéré. Abdennour quitte le parti à la fin de l'année 1948 et s'investit dans le syndicalisme. Sa bonne entente avec Abane Ramdane fait qu’il se retrouve, en février 1956, parmi le noyau qui crée l'Union Générale des Travailleurs Algériens, l’UGTA, qui demeure à ce jour l'unique syndicat dans le pays.

Ali Yahia est arrêté durant la bataille d'Alger en janvier 1957, et ne sera libéré que trois ans plus tard. Élu à l'assemblée constituante en septembre 1962, il est réélu au sein de la première assemblée nationale l'année suivante. Il rejoint alors, pendant quelques mois, la dissidence politique armée du Front des forces socialistes, le FFS d’Ait Ahmed. Mais au déclenchement de la «guerre des sables» entre l'Algérie et le Maroc, il quitte les maquis de Kabylie. C'est la réconciliation avec le président Ahmed Benbella qui se concrétise par une place au comité central du FLN au congrès d'avril 1964.

Après le coup d'Etat du colonel Boumediene contre le président Benbella, Ali Yahia devient ministre des Travaux publics puis ministre de l’Agriculture. Un poste qu’il quittera précipitamment en décembre 1967 pour se réfugier quelque temps en Kabylie. Il est en effet dans le secret du putsch manqué du chef d'Etat-major Tahar Zbiri contre Boumediene. Sa vie prend alors une tout autre direction. À 47 ans, il entame des études en droit et entre au barreau d'Alger, en 1972, après avoir été lauréat de sa promotion.

Dix-huit mois après la mort de Boumediene, le printemps Berbère ouvre une nouvelle situation politique. Me Ali Yahia est l’un des animateurs du collectif d'une quarantaine d'avocats qui défend des étudiants jugés à Alger en octobre 81. À Constantine, il défend Ali Kechid et ses amis militants du PAGS, le parti communiste algérien, rattrapés par la répression politique. Il devient gênant et connaît une première arrestation dans l'affaire Benchenouf, un ancien commandant de bord d'Air Algérie accusé de vouloir lancer un maquis dans les Aurès.

Il est à nouveau arrêté en compagnie d'autres militants démocrates, Said Sadi et Arezki Ait-Larbi entre autres, après la création en juin 1985 de la première ligue algérienne des droits de l'homme. Le procès qui se déroule en décembre de la même année à Médéa devant la cour de sûreté de l’Etat est l'occasion d'un grand réquisitoire des accusés contre l'Etat policier. Me Ali Yahia écope de 11 mois de prison ferme mais se retrouve déporté au sud quelques mois après sa libération. Il est en résidence surveillée à Ouargla jusqu'en avril 1987, date à laquelle le pouvoir a fini de piloter la naissance d'une autre ligue des droits de l'homme, présidée par Me Miloud Brahimi.

La Ligue de Me Ali Yahia est reconnue après les émeutes d'octobre 88. Elle est très active au début des années 90 avant que des divergences de vue ne provoquent le départ de nombre de ses adhérents. Tout le monde ne partage pas l’avis de Me Ali Yahia d’un recours au dialogue avec le FIS pour sortir de la crise. Le président de la LADDH va cependant au bout de ses convictions et contribue activement à la signature du contrat national, à Rome, en janvier 1995.

Fin 1996, il est à l’origine d’une autre initiative: l'appel national pour la paix qui rassemble de nombreuses personnalités en quête d’une solution politique à la crise. Sur le front des droits de l'homme, Me Ali Yahia contribue à sortir du silence le drame des disparus, dont la presse, dans sa quasi-totalité, refuse de parler. Il participe, dès 1997, à l'organisation des premiers rassemblements publics de leurs familles.











_________________
donnes de la consistance à tes rêves , pour t'aider à ne jamais les perdre de vue
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Apprendre le Kabyle Index du Forum » Au coin du feu Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum

Powered by phpBB © 2001, 2002 phpBB Group
iCGstation v1.0 Template By Ray © 2003, 2004 iOptional -- Ported for PHP-Nuke by nukemods.com
Traduction par : phpBB-fr.com

 

Copyright © 2008 Tous droits réservés - www.apprendrelekabyle.com, site pour apprendre le kabyle (le berbère)


page générée en 0.16 S